En décembre 2025, à Londres, vingt-quatre pays africains, dont la Côte d’Ivoire, ont décidé de contribuer au Fonds africain de développement. Au total, ils s’engagent à verser environ 108 milliards FCFA.
Ce fonds, peu connu du grand public, sert à financer des projets dans les pays africains à faible revenu.
Il intervient notamment dans les routes, l’électricité ou encore l’agriculture.
Un niveau de mobilisation inédit
D’abord, le montant global atteint un niveau jamais enregistré. Le Fonds africain de développement mobilise près de 6 600 milliards FCFA.
C’est une hausse de 23 % par rapport au précédent cycle. Une autre évolution importante est à signaler, les pays africains s’impliquent davantage.
Ils sont en effet 24 à contribuer cette fois, contre seulement 5 auparavant.
Une implication africaine plus forte
Ce changement est significatif. Jusqu’ici, le financement reposait surtout sur des partenaires extérieurs.
Aujourd’hui, des pays africains mettent aussi la main à la poche.
« L’Afrique n’est pas seulement bénéficiaire, elle participe aussi au financement de son avenir », a déclaré le président de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah.
Concrètement, cela veut dire que les États africains investissent eux-mêmes dans des projets qui concernent leur développement.
Des projets concrets pour les populations
L’argent mobilisé sert à financer des actions visibles. D’abord, la production d’électricité, notamment solaire.
Ensuite, les routes pour relier les pays et faciliter le commerce. Mais aussi l’agriculture et l’accès à l’eau.
Ces projets touchent directement les populations, y compris en Côte d’Ivoire et dans la sous-région.
Une dynamique qui concerne aussi la Côte d’Ivoire
La Côte d’Ivoire fait partie des pays contributeurs, comme le Ghana, le Sénégal, le Burkina Faso ou encore le Maroc.
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Cette participation montre une volonté commune, celle de financer davantage le développement à partir des ressources du continent.
D’autres financements en appui
En parallèle, d’autres partenaires soutiennent ces efforts. La Banque arabe pour le développement économique en Afrique prévoit jusqu’à 480 milliards FCFA.
Le Fonds de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (l’OPEP) annonce jusqu’à 1 200 milliards FCFA.
Ces financements viennent renforcer les moyens disponibles.
Un tournant pour le financement du continent
Autre nouveauté : le Fonds pourra bientôt emprunter sur les marchés financiers. Une première dans son fonctionnement.
Cela permettra de mobiliser encore plus d’argent pour financer des projets.
Eirena Etté















